Budget 2026 à Rennes : un équilibre financier sous tension

Budget 2026 à Rennes : un équilibre financier sous tension

La ville de Rennes a tenu son débat d'orientation budgétaire mardi soir, quelques semaines avant le vote officiel du budget prévu fin avril. Un exercice présenté comme particulièrement délicat cette année, dans un contexte marqué par les incertitudes nationales et les tensions internationales.

Article publié le : 8 avril 2026

Thématique : Politique

Un niveau d'investissement maintenu malgré les difficultés

Malgré un contexte contraint, la municipalité annonce le maintien d'un niveau d'investissement de 70 millions d'euros pour 2026. Parmi les priorités affichées : 19 millions d'euros consacrés à la petite enfance, aux écoles et aux crèches, ainsi que 10 millions d'euros destinés aux installations sportives.

Sur la question fiscale, la taxe d'habitation ne sera pas augmentée cette année. Toutefois, une hausse dans les années à venir semble envisagée pour faire face aux besoins de financement croissants.

L'adjoint aux finances défend la ligne choisie par la municipalité : « On fait un choix localement de continuer à maintenir un haut niveau de service public, de continuer à maintenir un haut niveau d'investissement. On ne veut pas en rabattre sur nos projets. On s'est engagé lors des dernières élections auprès des Rennais et des Rennaises sur un programme de mandat et on va le tenir, on a vocation à le tenir. »

Il reconnaît néanmoins que la situation financière se complique : « Il est clair que l'équation financière devient de plus en plus difficile. »

L'opposition pointe un manque de transparence

L'opposition de droite, de son côté, ne conteste pas seulement les choix budgétaires, mais également le calendrier retenu pour la tenue de ce débat. Dans d'autres villes, cet exercice s'est tenu en décembre ou en janvier. À Rennes, il a eu lieu  après le second tour des élections municipales, ce que l'opposition juge problématique.

« Maintenant, à chaque fois qu'on va vouloir investir, eh bien il va falloir emprunter. On n'a plus aucune capacité d'autofinancement au niveau de la ville. Et ça, ça a été caché aux électeurs. On aurait dû avoir ce débat comme les autres villes, en décembre ou en janvier, et on l'a, comme par hasard, quelques semaines après le second tour. »


Article rédigé par

Vincent Simmoneaux

Journaliste

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