Des gambas élevées dans leur habitat reconstitué
Le circuit commence par la partie aquaculture. Des milliers de gambas sont élevées dans l'obscurité, dans une eau maintenue à 30 degrés, afin de reproduire les conditions de leur environnement naturel. Les déchets générés par les crustacés constituent le point de départ du processus aquaponique. Comme l'explique l'entreprise : « on va avoir une eau qui est riche en effluents, riche en déchets et on transforme cette eau riche en engrais naturels et comme ça on peut prendre une partie de cette eau et l'amener juste à côté dans une serre pour coproduire des fruits et légumes ».
Des tomates cerises enrichies par l'eau salée
Attenant au bassin d'élevage, une serre accueille des plants de tomates cerises cultivés en agriculture biologique. Ces derniers sont irrigués par l'eau salée issue des bassins de gambas, qui leur sert d'engrais naturel. Selon Agriloops, ce procédé maison aurait un effet direct sur la qualité du produit final : « ici on va avoir une tomate cerise qui quand elle arrive à maturité a plus de sucre, plus de vitamine C et plus de goût et donc ça nous permet vraiment d'améliorer les qualités gustatives de ce produit ».
Un modèle économe en eau et ancré dans le circuit court
Le système fonctionne en circuit fermé, permettant à la même ressource en eau d'être utilisée successivement pour l'aquaculture et le maraîchage, générant ainsi des économies significatives. Les deux productions sont commercialisées en circuit court : poissonneries locales, une trentaine de supermarchés et vente directe via le site e-commerce de l'entreprise. Agriloups met en avant la traçabilité et l'absence d'antibiotiques dans son élevage : « avec une production locale comme la nôtre, vous savez comment votre produit est fait, sans antibiotiques, il est fait près de chez vous, il voyage très peu et donc du coup c'est l'assurance d'une vraie qualité dans votre assiette ».
Une jeune entreprise à fort potentiel
La société affiche une capacité de production annuelle de 50 tonnes de gambas et 70 tonnes de fruits et légumes. Elle emploie aujourd'hui entre 15 et 20 personnes selon les saisons, témoignant d'une activité dont le volume varie au rythme des cycles de production.
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