Nicolas Prié a développé son système sur la base d'une Citroën e-Méhari électrifiée de 2021. Le dispositif, composé de panneaux solaires embarqués, permet de recharger la batterie du véhicule en utilisant uniquement le rayonnement solaire.
Les premiers résultats sont encourageants, même dans des conditions météorologiques variables. "En février à Rennes, où chacun le sait, on a eu de la pluie, des nuages et du soleil. J'estime pour le mois de février avoir rechargé entre 18 et 22% de ma consommation grâce aux panneaux solaires", explique l'inventeur.
Un projet en développement
Pour concevoir ce système, Nicolas Prié a collaboré avec un bureau d'études afin d'optimiser le rapport entre rendement, poids et coût des panneaux. La technologie fait actuellement l'objet d'une demande de protection intellectuelle.
"Nous recherchons comment créer un brevet sur une partie de l'industrialisation ou plus exactement de la conception. Et pour le moment c'est un modèle déposé, on a un dossier en cours, ce qui nous permet de continuer à travailler sereinement et protégé", précise-t-il.
Des applications plus larges
Le système pourrait être adapté à d'autres véhicules électriques. "Celui-ci est déjà adaptable pour tous les véhicules rétrofités électriques", indique le concepteur.
Une particularité technique de ce prototype est sa capacité à se déployer lorsque le véhicule est à l'arrêt, augmentant ainsi la surface de captation solaire.
Pour promouvoir son invention, le Rennais prévoit un voyage de démonstration en Afrique, continent particulièrement ensoleillé. Son objectif est de "faire parler et surtout donner envie aux gens de se poser des questions et de se dire que oui, on peut progressivement, on pourra de plus en plus rouler en solaire, que c'est possible, que ce n'est pas une chimère, ce n'est pas un mythe."
Le coût d'achat du matériel embarqué est estimé entre 5 000 et 10 000 euros.
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