Débat électoral à Rennes : sécurité, transports, logements et équipements au cœur des discussions

Débat électoral à Rennes : sécurité, transports, logements et équipements au cœur des discussions

Article publié le : 5 mars 2026

Thématique : Municipales


Un débat électoral s'est tenu à Rennes, mercredi 4 mars, entre cinq candidats des onze candidats aux élections municipales : Nathalie Appéré, maire sortante et tête de liste d'une large union de la gauche et des écologistes, Marie Mesmeur pour La France Insoumise, Charles Compagnon et Thomas Rousseau pour la droite, ainsi que Julien Masson représentant l'extrême droite.

La sécurité divise droite et gauche

Face à la montée du narcotrafic à Rennes, les candidats de droite et d'extrême droite ont présenté une vision commune, proposant l'augmentation des effectifs et l'armement de la police municipale, ainsi que le déploiement de caméras de vidéosurveillance.

La maire sortante a exprimé une position plus nuancée sur l'armement : "Armement de la police, je ne le propose pas. Si les choses devaient évoluer, si le cadre législatif devait évoluer, si les missions qui étaient les leurs évoluaient, alors je regarderais..."

De son côté, Marie Mesmeur s'est fermement opposée à la vidéosurveillance : "Les caméras de surveillance, vous avez remarqué aussi, je suis absolument contre parce que ça nous coûte un pognon de dingue."

Transports : des visions contrastées

En matière de transports, les propositions varient considérablement. Marie Mesmeur défend la gratuité totale des transports, s'inspirant du modèle de Montpellier. Thomas Rousseau propose la création d'un téléphérique de 5 kilomètres entre Gaité et Kerlann, estimé à 100 millions d'euros.

Charles Compagnon souhaite quant à lui prolonger le métro au-delà des limites de Rennes : "vers Saint-Jacques et vers son aéroport pour avoir des parkings relais bien à l'extérieur de la ville."

Cette dernière proposition a suscité un désaccord avec la maire sortante sur le coût d'un tel projet : "L'étude sera faite", dit Charles Compagnon. "Elle existe monsieur Compagnon cette étude, explique Nathalie Appéré. Elle existe et elle dit 400 millions d'euros pour rejoindre l'aéroport." Ce à quoi Charles Compagnon a répondu : "On n'a pas les mêmes chiffres madame Appéré."

Équipements sportifs et culturels en débat

La création d'un Zénith et d'un nouveau stade de football, défendue par Charles Compagnon, a fait l'objet de discussions sur son financement. Julien Masson a exprimé des réserves concernant l'implication du secteur privé : "Financé par un privé, ça a toujours fait augmenter les prix. Moi, je refuse que les Rennais payent encore plus cher pour accéder au sport."

Thomas Rousseau a partiellement soutenu cette initiative : "Je partage l'idée de M. Compagnon de relancer au moins le débat sur la création d'un stade. En revanche, je ne partage pas du tout l'idée du Zénith qui me semble être trop coûteux."

Alliances pour le second tour

En conclusion du débat, la question des alliances au second tour a été abordée. La maire sortante a exclu toute union avec La France insoumise, déclarant : "Pas de leçon d'union quand d'un côté on est 12 et de l'autre on n'a même pas réussi à rassembler les insoumis puisqu'il y a deux listes insoumises."

Thomas Rousseau s'est montré ouvert à des discussions : "J'ai tendu la main pour construire un rassemblement et je serai prêt évidemment." Charles Compagnon complète : on va laisser les électeurs décider et puis vous me reposerez la question le 15 mars ce soir j'en suis sûr."

Article rédigé par

Claire Griot

Journaliste

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