L’exposition traverse le temps et les géographies, convoquant des images allantde Terre-Neuve à la Mauritanieau siècle dernier, jusqu’aux eaux contemporaines de la Méditerranée,au large des Côtes d’Armor ou Ouessant. Elle rend hommage à celles et ceux qui vivent du large, à travers les regards singuliers de plusieurs femmes photographes.
Anita Conti, figure pionnière
Le parcours débute avec l’œuvre d’Anita Conti, figure emblématique de la photographie maritime. Ses clichés,réalisés dans les années 45, à bord de bateaux de pêche à Terre-Neuve, plongent immédiatement le spectateur dans l’univers brut de la mer. Selon les commissaires de l’exposition, Dans le travail d’Anita Conti on est« vraiment à bord des bateaux, mais avec une approche très frontale, très documentaire », confronté aux vagues et aux tempêtes.
Des regards singuliers et complémentaires
Après Anita Conti, chaque photographe apporte sa propre sensibilité. Marine Lanier a ainsi choisi d’aborder la mer sous l’angle du récit fictionnel. Son intention était« d’évoquer cet univers de la mer sous la forme du conte, mais aussi sous un prisme matriciel, métaphysique, qui venait quelque part soulever nos peurs les plus ancestrales, c’est-à-dire celles de disparaître ».
Julie Bourges, quant à elle, a orienté son travail vers une représentation des femmes dans les métiers maritimes, un secteur où elles demeurent peu visibles. La photographe souhaitait« représenter ça et montrer qu’il faut habiter l’espace par des images de femmes et de femmes au travail, parce qu’on a assez peu de représentations des femmes au travail, surtout dans ces métiers-là ».
L'exposition « La mer jamais ne s'oublie » est à découvrir aux Champs Libres jusqu'au 27 septembre.
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