Des lycéens qui refusent de lâcher
Lancé il y a désormais un mois, le mouvement lycéen entend se poursuivre malgré les propositions formulées par le gouvernement la semaine dernière, jugées largement insuffisantes par les élèves mobilisés. Au micro l'un d'entre eux explique la détermination du mouvement :
« On poursuit les blocus parce que si on arrête pendant les vacances, ils vont se dire que c'est bon les vacances ça nous a calmés alors qu'il y a toujours les mêmes problèmes, même avec les solutions qu'ils nous ont proposées qui sont juste temporaires pour nous calmer et qui ne veulent rien dire. »
Les revendications portent principalement sur les moyens alloués à l'éducation nationale. Les lycéens réclament 10 milliards d'euros supplémentaires dans le budget, une demande qu'ils estiment totalement ignorée par le gouvernement :
« On demande 10 milliards en plus dans le budget de l'éducation nationale, ils nous donnent rien du tout hormis des LBD et des gaz lacrymogènes, donc on trouve que c'est pas suffisant du tout. »
Sur la question des places dans l'enseignement supérieur, les lycéens se montrent également critiques vis-à-vis des annonces gouvernementales : « Ils ont proposé 15 000 places pour les études supérieures, mais ça ne suffit pas, il faut au moins 250 000 places. »
Le mouvement lycéen entend par ailleurs s'inscrire dans une dynamique plus large, en rejoignant la mobilisation syndicale à venir : « On sera dans la rue pour soutenir les travailleurs le 5 novembre. »
L'université de Rennes 2 ferme préventivement ses campus
Face à la crainte de nouveaux blocages, l'université de Rennes 2 a pris une décision préventive dès dimanche soir : la fermeture de ses campus rennais de Villejean et de La Harpe, ainsi que de leur bibliothèque universitaire. Dans un communiqué, l'établissement justifie cette mesure en indiquant ne pas vouloir « prendre le risque d'une nouvelle occupation des locaux déjà fortement dégradée lors des précédents blocages et intrusions », comme en témoignent des images prises à la mi-octobre.
Cette décision est toutefois vivement contestée par les syndicats étudiants, qui dénoncent une mesure empêchant les étudiants de se réunir et d'échanger librement sur la mobilisation en cours.
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