Une autorisation obtenue in extremis
La manifestation avait initialement été interdite par la préfecture avant un revirement de situation survenu le vendredi soir aux alentours de 20h. Selon l'un des organisateurs, c'est la pression populaire qui aurait fait pencher la balance : « On pense très sincèrement que ce qui a penché dans la balance c'est la population de Rennes veut manifester dans Rennes, dans son centre-ville. C'est pour ça qu'ils ont finalement accepté le peu ou prou le parcours qu'on avait déposé finalement. »
Un cortège festif aux accents d'Halloween
C'est depuis le mail François-Mitterrand que s'est élancée la mobilisation à 14h, en ce jour d'Halloween. De nombreux manifestants avaient choisi de défiler déguisés, à l'image de cette participante habillée en Marianne, symbole de la République française, qui expliquait sa présence : « C'est plus possible les inégalités, le racisme, le fascisme qui monte, c'est plus possible. »
L'ambiance se voulait résolument festive, comme en témoignait un manifestant distribuant des bonbons au sein du cortège : « C'est important qu'une manif reste festive, malgré les violences. »
Des revendications multiples
Au-delà du thème central de la vie chère, les manifestants exprimaient des préoccupations plus larges. Parmi eux, plusieurs voix s'inquiétaient de l'avenir des libertés publiques. « Je me dis qu'on est vraiment à deux doigts d'un système où on ne pourra même plus manifester. J'ai pas envie de vivre dans un monde et mes enfants grandissent dans un monde comme ça », confiait l'une des participantes.
La question de la jeunesse était également au cœur des discours. « On dit toujours que la jeunesse est l'avenir, sauf qu'en fait, quand la jeunesse, on la traite de cette manière, il n'y a pas d'avenir pour le pays », déclarait un autre manifestant.
La mobilisation lycéenne, à l'origine du mouvement, recevait par ailleurs le soutien des autres participants. « Je pense que les revendications générales contre la vie chère, démarré par les lycéens qu'on salue, qui je pense nous font honneur », soulignait l'un d'eux.
Un parcours encadré et une fin de cortège sous tension
La préfecture a annoncé 13 500 participants, tandis que les syndicats ont revendiqué au moins 20 000 manifestants.
À l'issue du rassemblement, un groupe de manifestants s'est aventuré sur l'avenue Janvier, tentant de remonter vers le centre-ville. Ils ont été repoussés par les forces de l'ordre.
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