Par un jugement rendu le 30 octobre, les magistrats ont estimé que la décision du conseil d'administration du FRAC Bretagne ne précisait pas suffisamment les faits justifiant la révocation d'Étienne Bernard. Sur ce fondement procédural, le tribunal ordonne sa réintégration à la tête de l'institution.
Une annulation de forme, pas de fond
Cette décision constitue un rebondissement majeur dans une affaire qui agite depuis plusieurs mois le monde de l'art contemporain en Bretagne. Il convient toutefois de souligner que l'annulation prononcée par le tribunal ne porte pas sur le fond des accusations formulées à l'encontre du directeur. Une enquête judiciaire est en effet toujours en cours, visant des faits de harcèlement moral, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.
Étienne Bernard a de son côté toujours contesté les faits qui lui étaient reprochés et demeure présumé innocent.
Le directeur réagit sur les réseaux sociaux
Dans la foulée de ce jugement, Étienne Bernard a pris la parole ce week-end sur les réseaux sociaux, déclarant : «Cette décision claire du tribunal me permet d'aborder sereinement la reprise de mon activité professionnelle.»
Le FRAC face à une nouvelle incertitude
Cette décision complique davantage la situation de l'équipement culturel. Le recrutement d'une nouvelle direction, engagé à la suite de la révocation, devait être acté pour janvier 2027.
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