Cette expérimentation, qui se déroule jusqu'au 6 mars, vise à collecter des données précises sur les déplacements des amphibiens. "On a mis une vingtaine de seaux et on va pouvoir récolter des données et savoir à quel endroit on a le plus d'animaux à traverser", explique un responsable du projet.
Vers une solution permanente
L'objectif final de cette opération est d'analyser les données recueillies pour concevoir une installation permanente. Les informations collectées permettront de déterminer l'emplacement idéal pour "la création d'un crapauduc ou d'un autre aménagement pérenne. Quelque chose en dur qui permette justement aux animaux de pouvoir franchir cette route en toute sécurité."
En attendant la construction de ce passage souterrain, les amphibiens capturés sont transportés manuellement jusqu'au plan d'eau, facilitant ainsi leur migration prénuptiale. Les observateurs ont pu constater que certains crapauds étaient déjà en phase d'accouplement : "le mâle sur la femelle. Chez les crapauds, les grenouilles, le mâle agrippe à la femelle sur le dos et la femelle va émettre ses œufs et le mâle, au moment de l'émission des œufs, va les féconder avec un nuage de sperme qui va venir féconder les œufs dans le milieu aquatique."
Une mobilisation collective
Cette initiative bénéficie du soutien d'agents du conseil départemental qui participent activement aux opérations de ramassage et de comptage. L'un d'eux témoigne : "C'est sympa, c'est déjà participer à la biodiversité. Donc pour nous qui sommes sur les routes, on ne connaît pas du tout. Et puis faire rencontrer de nouveaux collègues."
À ce jour, l'opération a permis de préserver environ un millier d'amphibiens des dangers de la circulation routière, incluant diverses espèces comme les tritons, salamandres, grenouilles et crapauds épineux.
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