Pour recréer fidèlement cette époque, l'équipe de décoration a dû masquer plusieurs éléments contemporains. Les horodateurs ont été dissimulés derrière de faux murs de pierre, tandis que la devanture de la crèche Babilou a été recouverte d'une façade factice jugée plus en accord avec l'esthétique des années 70.
"Pour éviter d'avoir des modernités à l'image, l'équipe a mis une fausse façade sur la crèche. Et en fait, ici, tout ça, c'est factice", explique un membre de l'équipe. Même les boules blanches au sommet des plots ont été retirées pour "les invisibiliser".
Une logistique bien organisée
L'équipe de production a investi plusieurs lieux du quartier pour faciliter le tournage. Une école a été transformée en loges pour les acteurs, tandis que des commerces servent désormais à stocker costumes et bureaux de production.
Les propriétaires de véhicules d'époque, notamment des CX et des 2CV, assistent au tournage depuis le Café Cortina. À leurs côtés, des figurants attendent leur tour, vêtus de tenues caractéristiques de l'époque. L'un d'eux précise : "Elle est 78, mais en mode passant, c'est-à-dire assez sobre. Et par rapport aux tenues des convives, on voit bien qu'il y a quand même une différence pour les passants."
Un tournage qui attire la curiosité
Ce tournage en extérieur, sous la pluie, ne manque pas d'attirer l'attention des passants et des habitants du quartier. Beaucoup savent déjà que Vincent Lacoste et Adèle Exarchopoulos font partie du casting, mais l'équipe reste discrète sur les détails de l'intrigue.
"Là, on essaye de garder encore un petit peu l'histoire et les personnages pour quand le film sortira", confie un membre de la production. Quant à la date de sortie, il faudra patienter : "Il faut compter un peu moins d'un an après un tournage pour que vous voyez le film au cinéma et après à la télévision."
Le tournage se poursuivra encore quelques jours à Rennes avant de se déplacer en Pays de la Loire.
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