Des conditions de travail jugées intenables
Le personnel pénitentiaire dénonce la dégradation progressive des conditions de travail dans un établissement qui affiche ce matin 962 détenus pour 670 places, soit un taux d'occupation supérieur à 140 %.
Un surveillant témoigne : « Les surveillants sont usés, sont fatigués, sont à 60-70 heures supplémentaires par mois. On a des équipes locales de sécurité qui devraient être une trentaine, on n'en a que 15. Non, à un moment, plus personne ne peut travailler. »
Des détenus logés dans des conditions précaires
Au-delà du sort des 150 personnels, ce sont également les conditions d'accueil des détenus qui sont pointées du doigt. « Les détenus, c'est pareil. Pour un détenu qui arrive ici, même en première incarcération, il se retrouve sur un matelas au sol. », poursuit le même agent.
La situation a encore évolué défavorablement avec l'ouverture récente de cellules quadruples. « Depuis la semaine dernière, on a ouvert une première quadrette. Donc quatre ans de cellule, imaginez-vous, dans une cellule de 15 mètres carrés, les plus grandes, mettre quatre détenus, non, c'est pas entendable. Au niveau de la sécurité, c'est pas possible », conclut un autre surveillant interrogé sur place.
Un signal d'alarme lancé aux autorités
Ce blocage s'inscrit dans un contexte national de tensions croissantes autour de la surpopulation dans les établissements pénitentiaires français. Les agents de Rennes-Vezin appellent les autorités compétentes à prendre des mesures concrètes et urgentes, aussi bien pour garantir la sécurité du personnel que pour assurer des conditions de détention dignes aux personnes incarcérées.
Article rédigé par