Une pression financière insupportable
Le secteur forestier est particulièrement exposé à la volatilité des prix de l'énergie. En effet, un matériel forestier, qu'il s'agisse d'un camion grumier ou d'un engin d'exploitation, consomme entre 200 et 300 litres de carburant par jour. Dans ce contexte, la hausse constatée depuis le début de l'année pèse lourdement sur les entreprises du secteur.
Selon les professionnels mobilisés, « l'augmentation du carburant est de 60 à 70 centimes du litre depuis le début de l'année », ce qui représente « un impact qui va entre 150 et 200 euros de plus de trésorerie à sortir chaque jour ».
Les mêmes droits que les pêcheurs
Face à cette situation, les forestiers réclament un traitement équitable de la part de l'État. Ils exigent les mêmes aides que celles accordées aux pêcheurs, un secteur qui a bénéficié de mesures de soutien spécifiques pour faire face à la hausse des prix de l'énergie.
Par ailleurs, les professionnels demandent également à être indemnisés lorsqu'un arrêté préfectoral les contraint à interrompre leur activité pour des raisons climatiques, une situation qui engendre des pertes sèches non compensées.
Les négociations au point mort
Une première réunion de négociation s'est tenue ce lundi midi en préfecture, mais elle n'a pas abouti à un accord satisfaisant aux yeux des manifestants. En conséquence, le blocus du dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche est maintenu jusqu'à nouvel ordre, laissant planer une incertitude sur les répercussions possibles en termes d'approvisionnement dans la région.
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