Des Bretons bloqués au Moyen-Orient face à une situation internationale tendue

Des Bretons bloqués au Moyen-Orient face à une situation internationale tendue

Dans un contexte géopolitique particulièrement instable, de nombreux ressortissants français, dont plusieurs Bretons, se retrouvent actuellement dans une situation précaire au Moyen-Orient. Le président de la République s'est rendu hier sur la base militaire de L'ile-Longue, près de Brest, pour présenter la stratégie française face à cette crise.

Article publié le : 3 mars 2026

Thématique : Infos

Une région sous tension

Environ 400 000 ressortissants français sont actuellement présents dans une douzaine de pays touchés par les frappes de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Parmi eux, des Bretons qui témoignent de leur quotidien et de leurs inquiétudes.

Gwenola et Stéphane, un couple de professeurs installés à Doha au Qatar depuis quatre ans, ont partagé leur expérience avec Tébéo. Originaires respectivement de Saint-Malo et du Léon dans le Finistère, ils enseignent le latin et la technologie. Malgré la situation, ils semblent avoir anticipé les risques :

"On avait déjà repéré depuis des semaines une pièce sécurisée, loin des vitres. On a toujours notre frigidaire plein. C'est vrai que même si on n'y pensait pas trop, c'était quand même un peu en arrière. On était prévoyants."

Le couple souligne également l'importance des communications officielles :

"Ils nous donnent pas mal d'informations sur tout ce qui est intercepté, sur le fait aussi qu'il y a beaucoup de vivres, parce que l'inquiétude c'est l'eau, on vit dans un désert."

Des situations d'urgence médicale

D'autres Bretons se trouvent dans des situations plus critiques. C'est le cas de Sandrine, une Malouine bloquée à Doha avec son mari et leurs trois enfants. De retour de vacances en Thaïlande, la famille a été prise au piège lors d'un transit dans la capitale.

La situation est particulièrement préoccupante car leur fille est atteinte d'un diabète de type 1, ce qui rend leur rapatriement urgent. Sandrine a exprimé ses attentes vis-à-vis des autorités françaises :

"La demande, c'est d'être rapatriée le plus rapidement possible afin qu'elle puisse déjà être dans un environnement plus stable, éviter le stress et surtout d'avoir accès à l'insuline dont elle aura besoin dès que son insuline en stock ne sera plus valide. Donc il y a un diagnostic vital qui sera engagé à partir du moment où elle aura plus l'accès à son insuline."

Face à cette situation, l'ambassade française déconseille formellement aux ressortissants de tenter de quitter le pays par la route, privilégiant d'autres options pour assurer leur sécurité.

Article rédigé par

Claudia Caratori

Journaliste

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