"Les marins ne disent pas grand-chose parce qu'ils subissent la situation", indique Laure Tallonneau, inspectrice de la Fédération internationale des ouvriers du transport, qui s'inquiète de plusieurs aspects de la gestion du navire.
Parmi les problèmes évoqués figure l'absence d'assurance du navire et de couverture médicale pour l'équipage. "Il y a le fait que le navire ne soit pas assuré, qu'il n'y ait pas d'assurance médicale, par exemple, pour les marins", précise Laure Tallonneau,
La situation est d'autant plus alarmante que l'équipage est réduit : "Ils ne sont que quatre, donc ça pose un problème s'il y en a un qui ne va pas bien."
Sur le plan financier, la situation semble également critique. D'après le témoignage, "La Région Bretagne et EDEIS, gestionnaire des ports de Saint-Malo sont à peu près à 25 000 euros par mois de frais qui ne sont pas payés, donc ça s'accumule."
Face à cette accumulation de dettes, la viabilité de l'entreprise exploitant le navire est remise en question : "Il y a tellement de frais que je ne vois pas comment l'entreprise peut s'en sortir sur le long terme."
Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité maritime et la protection des droits des marins dans ce contexte particulier.
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