Cette décision fait suite à une vive controverse. Lors du premier conseil communautaire, organisé début avril, la faible représentation des femmes au sein du bureau avait fait l'objet d'un large débat. À l'issue de ce premier conseil, une seule femme avait intégré l'instance : Marie-France Ferret, maire de Saint-Jouan-des-Guêrets, élue in extremis parmi les onze vice-présidents et six conseillers délégués.
Une avancée saluée par les nouvelles élues
Parmi les femmes nouvellement intégrées figure Servane Cadiou, élue de Saint-Coulomb, qui se dit favorable à cette évolution :
« J'étais d'accord avec certains de mes collègues. Ce n'était pas cohérent d'avoir si peu de femmes présentes dans les différentes instances communautaires. Là, c'est vraiment une très bonne chose. »
Une logique de formation et d'engagement sur le long terme
Au-delà du symbole, le président Gilles Lurton défend une vision pragmatique de cette intégration, qu'il inscrit dans une perspective d'avenir :
« Ce n'est pas que faire rentrer des femmes dans un bureau pour faire rentrer des femmes. C'est permettre à des femmes qui vont rentrer dans le bureau de travailler avec un vice-président sur un sujet particulier, et dans six ans, si elles sont candidates, d'être formées à reprendre la main sur ce dossier. Donc c'est déjà un engagement supplémentaire sur la parité, sur l'avenir. »
Un quart de femmes, mais pas encore la parité
Le bureau élargi compte désormais 24 élus, parmi lesquels un quart de femmes. Si ce chiffre reste en deçà d'une représentation paritaire, il est présenté par Gilles Lurton comme une première avancée sur la voie de l'égalité de représentation au sein de l'agglomération malouine.
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