Une situation jugée inadmissible
Face à ce constat alarmant, le président de la Fédération de pêche d'Ille-et-Vilaine a exprimé sa colère et annoncé son intention de porter plainte auprès de l'Office français de la biodiversité. Il appelle également la préfecture à prendre des sanctions à la hauteur de la situation.
Interrogé par la journaliste Claire Griot, il décrit une pollution massive et persistante, qu'il attribue à des rejets industriels :
« Sur plus de 10 km, on a la même image, la même odeur. Un ruisseau complètement saturé, noir, qui pue la pomme. Des entreprises aujourd'hui qui consomment beaucoup, beaucoup d'eau et qui rejettent une merde permanente. Il faut qu'on trouve des solutions pour leur interdire de continuer à polluer presque légalement, parce que les rejets sont autorisés, on est des vilaines. Mais des rejets comme ça, noirs, puants, où y a plus aucune vie possible, c'est inadmissible. »
Un écosystème menacé
Le responsable s'inquiète également des conséquences sur la faune aquatique, évoquant un cours d'eau déjà fragilisé :
« Vous imaginez quand même qu'il y avait un cours d'eau qui était à sec, et aujourd'hui on lui envoie toute une... des résidus d'épuration, et qui vont tuer encore sur des kilomètres et des kilomètres nos poissons. »
La situation met en lumière la tension croissante entre les activités industrielles consommatrices d'eau et la préservation des milieux aquatiques en Ille-et-Vilaine. Les autorités compétentes n'ont pas encore communiqué sur les suites données à cet épisode de pollution.
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