Un rassemblement encadré dès son départ
Le cortège a pris forme au lycée Zola, point de départ des lycéens mobilisés, avant de rejoindre les abords de la station. Les manifestants ont rapidement été rejoints par des syndicats de travailleurs, élargissant ainsi le mouvement au-delà de la seule sphère estudiantine. Des véhicules des forces de l'ordre étaient déjà déployés sur place.
Après une dizaine de minutes, les manifestants se sont déplacés en direction de l'avenue Janvier, où ils ont été encerclés par les forces de l'ordre.
Des manifestants déterminés face à l'interdiction
Interrogé par la journaliste, un étudiant prénommé René a justifié sa présence malgré la décision préfectorale :
« On conteste l'interdiction en elle-même qui est, selon nous, antidémocratique, surtout dans le contexte de mouvement social dans lequel on est. Le gouvernement nous donne des miettes, pour nous ce n'est pas assez, donc c'est aussi important de continuer le mouvement social. »
L'étudiant a également tenu à expliquer pourquoi le caractère interdit de la manifestation lui semblait constituer précisément un levier d'action :
« S'il n'y avait pas d'interdiction et que c'était juste faire un petit tour dans la ville, dans la paix et ensuite rentrer chez nous au bout d'une heure, en fait le pouvoir n'a pas peur de ça, ce n'est pas ça qui va le faire changer d'avis. Là ils ont peur, là ils savent qu'on a peut-être enclenché quelque chose et donc il ne faut pas lâcher. »
La mobilisation témoigne d'une volonté affirmée de poursuivre le mouvement social, malgré les restrictions imposées par les autorités.
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