Lors d'un Comité Social et Économique (CSE) réuni ce mardi matin, la direction de Stellantis a confirmé aux salariés l'existence de discussions avec la Chine tout en affirmant ne pas en maîtriser le contenu. Une position jugée insuffisante par les représentants du personnel, face à des rumeurs persistantes sur l'avenir du site.
Ces annonces interviennent dans un contexte particulier : des visites discrètes de délégations chinoises sur le site rennais auraient été organisées dernièrement, alimentant les spéculations sur une possible vente ou un partage du site avec des constructeurs automobiles chinois.
Des craintes de fermetures d'usines en Europe
Les syndicats, qui se font le relais de la méfiance des collaborateurs, redoutent un scénario particulièrement défavorable pour le site rennais. Ils craignent que Stellantis veuille fermer trois ou quatre usines en Europe, dont Rennes, qui serait en surcapacité de production.
Cette hypothèse, si elle venait à se confirmer, aurait des conséquences importantes sur l'emploi local et sur le tissu économique de la région rennaise.
Le 21 mai, date clé pour l'avenir du constructeur
Les zones d'ombre devraient en partie se dissiper prochainement. Le 21 mai, le nouveau PDG de Stellantis annoncera le plan stratégique mondial du constructeur, une échéance que syndicats et salariés attendent avec impatience pour obtenir des réponses concrètes sur l'avenir du site de la Janais.
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