Des positions tranchées pour l'entre-deux-tours
La maire sortante, qui brigue un troisième mandat, s'est exprimée hier soir lors d'une émission spéciale : "Je suis satisfaite que notre liste d'union de la gauche et des écologistes arrive largement en tête dans ce scrutin. Je me réjouis aussi du score très bas de l'extrême droite parce que c'est un combat important." Toutefois, elle a clairement écarté toute alliance avec La France Insoumise pour le second tour, malgré la "dispersion sur les voies de gauche" qu'elle a elle-même constatée.
De son côté, Marie Mesmeur, candidate LFI, a défendu l'idée d'une union des forces de gauche : "Moi je suis convaincue que Rennes est foncièrement insoumise par sa sociologie, par ses aspirations." Elle a également questionné l'absence de discussions entre les forces de gauche, citant l'exemple de Brest où des négociations seraient en cours pour "faire un front commun contre la montée de la droite et l'extrême droite dans nos villes."
Charles Compagnon mise sur les réserves de voix
Le candidat de l'opposition Charles Compagnon interprète les résultats différemment, estimant que "deux tiers des Rennes ont voté contre la majorité sortante." Il se montre confiant pour le second tour, soulignant la diversité politique de sa liste qui va "du centre-gauche jusqu'à droite républicaine."
"Il y a aussi énormément de rennais et de rennaise qui ont exprimé un vote de colère un vote vers les extrêmes," a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Et aujourd'hui, les rennais et rennaises, que j'ai rencontrées pendant six ans et qu'on a rencontrées pendant la campagne, les rennais, on leur parle en leur disant, voilà, vous êtes en colère, vous ne voulez plus de la politique qui est aujourd'hui à Rennes, eh bien, nous sommes la première force d'alternance."
Le second tour des élections municipales s'annonce donc particulièrement disputé dans la capitale bretonne, avec trois visions politiques distinctes qui s'affronteront dans les urnes.
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