Des revendications centrées sur le pouvoir d'achat
Les manifestants interrogés sur leurs motivations ont exprimé un ras-le-bol commun face à la hausse des prix. «Les temps sont de plus en plus durs, au magasin ça pique de plus en plus, on n'en parle pas à la pompe», confie l'un d'eux. Une autre participante témoigne de l'impact concret sur son quotidien : «Chaque course que je fais, c'est un poids sur le budget et je me rends compte que c'est difficile. Tu ne peux pas te permettre de te faire plaisir.»
La situation alimentaire préoccupe particulièrement certains manifestants. L'un d'eux illustre les arbitrages auxquels il est contraint : «Tout ce qui est viande, je mange de moins en moins parce que c'est trop cher, surtout, je n'ai pas envie de manger de la mauvaise qualité. Du coup, je préfère juste sauter un repas que manger de la mauvaise nourriture.»
Un cortège pacifique qui dégénère place de la République
Pendant plus de deux heures, le cortège a déambulé dans le calme avant de rejoindre la place de la République, pourtant située dans la zone d'interdiction délimitée par la préfecture. Les forces de l'ordre ont alors fait usage de gaz lacrymogène. Des casseurs ont riposté, donnant lieu à des affrontements qui ont duré environ trois heures, les forces de l'ordre cherchant à repousser des émeutiers décrits comme «assez bien organisés».
Des contrôles préventifs aux entrées de la ville
En amont de la manifestation, des contrôles avaient été mis en place aux entrées de la ville afin de vérifier le contenu des véhicules. Certains participants se sont vu confisquer du matériel. «Ils nous ont saisi les deux sacs qu'on avait, avec tout ce qui est sérum physiologique, les masques, cache-cou. Et autrement, nos gilets jaunes et tout aussi. Parce que ce qui leur a pas plu, c'est le "ACAB" marqué dessus», rapporte l'un des manifestants contrôlés.
Au terme de cette journée de mobilisation, 52 interpellations ont été effectuées par les forces de l'ordre.
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