Des positions divergentes
Arnaud Salmon, l'actuel maire, affirme qu'il "ne peut plus y avoir de piscine face à la plage de l'écluse". Il s'appuie sur des projections alarmantes : "Les chiffres arrêtés, c'est plus 27 centimètres de hausse du niveau de la mer à l'horizon 2050. Donc, ça veut dire que le rez-de-chaussée de ce bâtiment là sera totalement inexploitable d'ici 15-20 ans."
En opposition directe, Stanislas Du Guerny, candidat aux municipales, considère que la montée des eaux, c'est un faux problème. Il cite en exemple les récents investissements à proximité : "Si vous regardez le casino qui est juste à côté, le groupe Barrière vient d'y investir 8,5 millions d'euros. Il a obtenu le permis de construire signé par monsieur le maire. Pas de problème."
Trois scénarios à l'étude
Face à cette situation, la municipalité a commandé une étude qui propose trois options distinctes :
- La rénovation du bâtiment existant pour en faire "une salle polyvalente avec des espaces jardins et un patio"
- Le recul de l'équipement "pour le protéger de cette hausse du niveau de la mer", transformé en salle polyvalente
- La destruction complète pour recréer "les jardins historiques"
Pour Stanislas Du Guerny, la démolition est inenvisageable : "Je ne comprends pas qu'on puisse comme ça la déconstruire, la détruire. On enlève comme ça d'un trait de plume de patrimoine."
Appel à la concertation et à la participation citoyenne
Les autres candidats déclarés adoptent une position plus nuancée. L'un d'eux souligne l'importance d'une approche intercommunale : "On ne peut pas financer 12, 15 ou 20 millions, que ce soit ici au COSEC, sans l'accord et l'agrément de la communauté de commune. En fonction de ça, bien évidemment, il sera utile de considérer comment on peut sauver ce site."
Nolwenn Guillou, autre candidate, déplore le manque d'informations objectives : "À date, aucune étude d'objectif comparatif n'a été posée." Elle propose une solution démocratique : "Notre engagement, c'est de permettre aux Dinardaises et Dinardais de disposer de l'ensemble des informations de façon éclairée pour pouvoir ensuite se positionner." Sa proposition concrète est d'organiser un référendum sur cette question sensible.
Ce sujet controversé promet d'être au cœur des débats jusqu'aux élections municipales du 15 mars.
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