Voyage cauchemardesque : 14 heures pour relier Paris à Rennes dans un OUIGO SNCF

Voyage cauchemardesque : 14 heures pour relier Paris à Rennes dans un OUIGO SNCF

Le lundi 20 avril, des dizaines de passagers d'un train OUIGO ont vécu une nuit de galère après une panne survenue avant la gare de Chartres. Parmi eux, Clémence Demay, 24 ans, raconte un périple qu'elle qualifie de « train de l'enfer ».

Article publié le : 22 avril 2026

Thématique : Infos

Tout commence à 19h, heure de départ du Ouigo depuis Paris-Austerlitz. Moins d'une heure après le départ, le train s'immobilise sur les rails avant la gare de Chartres en raison d'un problème technique. S'ensuit une attente de cinq heures, avant qu'une locomotive ne tracte finalement le convoi jusqu'en gare de Chartres.

À bord, les conditions se dégradent rapidement. Clémence Demay décrit une atmosphère de plus en plus difficile à supporter : « Les portes ne se fermaient plus, les toilettes... Forcément, on était un train complet avec que quelques toilettes. Donc au bout de 6 heures, ça commençait vraiment à s'entir très très fort. Et donc du coup là, dans la voiture 3, ça s'était vraiment répandu l'odeur. On ne pouvait pas ouvrir les fenêtres. »

Une prise en charge tardive par la Croix-Rouge

Une fois le train acheminé en gare de Chartres, les passagers sont dirigés vers un gymnase pour y passer le reste de la nuit. La Croix-Rouge assure alors leur prise en charge sur place. « La Croix-Rouge nous a filé des couvertures de survie, des boissons chaudes et puis on a pu utiliser les toilettes », relate la jeune femme. Les voyageurs resteront dans ce gymnase de 1h30 à 4h30 du matin, avant d'être invités à rejoindre la gare pour reprendre leur train.

À bord, plusieurs passagers ont filmé ce périple. Au total, il aura fallu 14 heures pour effectuer le trajet Paris-Rennes. Parmi les voyageurs bloqués se trouvaient des étudiants, des personnes âgées, ainsi que des parents accompagnés d'enfants en bas âge.

Un sentiment d'abandon et de colère

Clémence Demay ne cache pas son désarroi face à la gestion de l'incident par la SNCF. L'absence de repas distribués et l'impossibilité de bénéficier d'un hébergement hôtelier alimentent sa frustration : « Parce que c'était pas cher, en fait, ils nous ont laissé parqués. Et ils n'ont pas eu grand chose à faire de nous, on n'a pas eu le droit à un hôtel, on n'a pas eu le droit à une distribution de nourriture et je me suis dit mais en fait c'est comme ça qu'on traite "les pauvres", en tout cas des gens qui ont un peu moins d'argent et qui n'ont pas les moyens de prendre le TGV. »

La SNCF a remboursé à la jeune Rennaise son billet de 29 euros et lui a proposé un bon d'achat valable pour un prochain voyage. Une compensation que Clémence juge insuffisante au regard de l'épreuve vécue. Il n'est, en tout cas, pas certain qu'elle renouvelle l'expérience.

Article rédigé par

Claire Griot

Journaliste

Profitez pleinement de l’expérience TVR !

Retrouvez facilement vos émissions favorites
Reprise de votre lecture 
multi-device
Abonnez-vous et soyez alerté par email
Vous possédez déjà un compte ?
JavaScript nécessaire !

Pour visionner nos vidéos et profiter de l'expérience TVR, veuillez activer JavaScript dans votre navigateur.