"La pièce est réalisée à partir d'un tissu épais dit ottoman, avec une contrainte incontournable : le respect scrupuleux des trois couleurs officielles de la République", explique Diane de Lambert, dirigeante de l'atelier. Cette rigueur dans la fabrication s'explique par l'expertise de l'atelier : "On est fournisseur de drapeaux bleu, blanc, rouge pour énormément de mairies, pour l'Elysée, pour les ministères, etc. Donc, il faut vraiment faire un travail sur ces couleurs-là pour obtenir exactement, au niveau de l'impression, le bleu, le blanc et le rouge officiels."
La particularité de ce marché réside dans sa cyclicité, avec un pic de ventes tous les six ans, lors des élections municipales. Malheureusement, la pandémie de Covid-19 a perturbé ce cycle pour l'entreprise bretonne.
"On en avait énormément vendu pour les élections de 2014 et donc on s'est préparé en 2020 à en vendre autant et on a été coupé avec la crise de la Covid-19 qui nous a malheureusement fait fermer notre entreprise à ce moment-là et donc on n'a pas pu vendre comme on l'aurait aimé", confie-t-on chez Le Mée.
Face à cette situation, l'entreprise qui compte 16 salariés lance un appel aux élus locaux : "Aujourd'hui, je leur demande de continuer à faire appel à nous, à une entreprise du territoire. On en a beaucoup besoin en ce moment et pensez à faire travailler une PME bretonne de votre territoire."
Les articles traditionnels, incluant "les fanions, les écussons, les drapeaux ou les écharpes", représentent 20% du chiffre d'affaires de l'atelier Le Mée. Ces écharpes tricolores se distinguent par leurs finitions spécifiques, avec "des glands à franges, obligatoirement couleur or pour les maires et argent pour leurs adjoints."
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