Sur la plage de Pleuven, près de Pont-l'Abbé, Alain Thomas, membre de l'association, brave les intempéries pour accomplir cette mission scientifique. Il recherche spécifiquement des macareux échoués, ces oiseaux marins qui connaissent une mortalité inquiétante.
"Ces oiseaux, depuis des semaines et des semaines, s'alimentent de moins en moins et finissent par mourir complètement dénutris", explique-t-il. Le phénomène s'amplifie avec les conditions météorologiques : "Au bout d'un certain temps, de quelques jours, de quelques semaines, avec cette série de vents d'Ouest qui basculent vers la Bretagne, ces oiseaux meurent en mer ou, à l'état de cadavre, se déposent sur nos littoraux."
Lors de la découverte d'un cadavre, Alain Thomas prélève méticuleusement la bague d'identification à l'aide d'une pince. Ces bagues seront ensuite envoyées à un laboratoire pour analyse et détermination de la provenance des oiseaux.
Cette mobilisation s'inscrit dans un effort collectif plus large. "Les naturalistes, ornithologues ou bénévoles, sont effectivement à parcourir beaucoup les plages pour essayer de mesurer l'ampleur du phénomène", précise le membre de Bretagne Vivante.
La découverte d'un macareux bagué représente une opportunité scientifique précieuse. "Comme on l'a vu, là, on est tombé sur un macareux bagué. Voilà une donnée scientifique qui va être envoyée au British Museum. D'ici quelques jours, on va en savoir un peu plus sur l'origine de cet oiseau", conclut Alain Thomas.
Ces recensements permettront aux scientifiques de mieux comprendre l'étendue et les causes de cette mortalité inhabituelle qui touche les populations de macareux le long du littoral breton.
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