Un sentiment de sécurité renforcé
Les habitants interrogés expriment majoritairement leur satisfaction face à cette présence. Un résident de longue date témoigne : « avant, c’était plus calme. Depuis 1974, j’habite Vern-sur-Seiche, et il y a quand même eu un changement. » Pour d’autres, ces caméras représentent une protection supplémentaire, notamment dans certaines situations : « Quand on sort le soir, l’hiver, quand il fait nuit, c’est vrai que c’est plus sécurisant pour nous, pour nos collègues. »Certains citoyens reconnaissent l’utilité de ces dispositifs dans « les endroits isolés, où il y a peu de passages », tout en s’interrogeant sur l’équilibre entre sécurité et respect de la vie privée : « Est-ce qu’on privilégie notre vie privée, notre image, ou est-ce qu’on privilégie plutôt la sécurité ? Moi, je suis partagé. »Un cadre d’utilisation strict
La gestion des images est confiée à la police municipale. Lauriane Davenel, agent de surveillance de la voie publique, est chargée de mettre ces enregistrements « à disposition uniquement dans le cadre d’enquêtes ou sur réquisition du procureur ».En dehors de ces conditions, les images sont automatiquement supprimées après 30 jours.
Des résultats concrets
Selon la mairie, l’installation de ces caméras a entraîné une baisse de près de 50 % des infractions. « Il y a un effet de prévention et de dissuasion. Les caméras sont signalées, donc on constate beaucoup moins de vitrines ou de vitres cassées », explique le maire de la commune, Stéphane Labbé.Il ajoute : « Par exemple, autour de la médiathèque, on observe nettement moins d’effractions. »
L’effet dissuasif est également souligné : « Ceux qui veulent un peu échauffer l’ambiance font désormais beaucoup plus attention. »
Un outil apprécié par les forces de l’ordre
La gendarmerie confirme l’utilité de ce dispositif dans ses enquêtes : « Cela nous permet d’identifier le passage d’un véhicule ou d’individus correspondant à une description donnée par les victimes. C’est un outil tout à fait pertinent à notre niveau. »Depuis leur mise en service, environ cinquante demandes de visionnage ont été effectuées, permettant d’identifier 21 infractions.
Article rédigé par