Crise aux urgences du CHU de Rennes : le personnel à bout de souffle

Crise aux urgences du CHU de Rennes : le personnel à bout de souffle

Un sombre record : les urgences du CHU de Rennes ont accueilli il y a 10 jours 283 patients pour un service dimensionné à 150 passages quotidiens. C’est dans ce contexte d’urgences saturées que l’intersyndicale du CHU de Rennes organisait jeudi 22 janvier après-midi un rassemblement place de la république. La centaine de soignants ont dénoncé des conditions d’accueil jugées catastrophiques aux urgences.

Article publié le : 23 janvier 2026

Thématique : Société

Le personnel soignant des urgences du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rennes dénonce des conditions de travail dégradées et un manque de moyens affectant la qualité des soins. Face à une situation qu'ils jugent critique, les professionnels de santé ont formulé plusieurs revendications précises.

"On fait des soins au rabais, il n'y a pas de lit disponible après pour accueillir les gens. Il y a des brancards partout. On passe notre temps à décaler les brancards", témoigne anonymement un membre du personnel, décrivant un environnement de travail sous tension.

La confidentialité des patients serait également compromise selon cette aide-soignante des urgences du CHU rennes : "Il n'y a pas de confidentialité. Tout le monde entend les noms de tout le monde, pourquoi la personne vient."

Des conditions de travail éprouvantes

Les soignants évoquent une fatigue importante et des difficultés à exercer leur métier dans des conditions satisfaisantes. "C'est vraiment des journées très fatigantes. En fait la question c'est pas tellement comment on va au travail mais comment on en ressort et aujourd'hui on est plus satisfait de la façon dont on a travaillé", explique Caroline Tho, aide-soignante au bloc opératoire du CHU de Rennes.

Des revendications précises

Face à cette situation, le personnel a formulé plusieurs demandes concrètes : "Nos revendications pour le CHU de Rennes c'est l'ouverture de 50 lits d'aval avec la création de deux postes d'infirmières spécifiques pour les urgences de manière pérenne et deux postes d'aides-soignantes."

La situation serait également tendue du côté des assistants de régulation médicale qui gèrent les appels d'urgence : "Ils sont à plus de 2000 décrochés par jour. Ils sont sur les rotules également, donc on demande des postes en plus pour ce service."

Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte national de tension dans les services d'urgence, où de nombreux établissements font face à des problématiques similaires de manque de personnel et de moyens.

Article rédigé par

Claire Griot

Journaliste

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