Une organisation quotidienne en perpétuel ajustement
La journée débute par la gestion des plannings. Loïc, responsable des bénévoles à terre, le confirme : les imprévus sont monnaie courante. « Les gens arrivent en début de journée, puis nous demandent de changer, ils peuvent avoir une contrainte, une petite maladie ou un rendez-vous médical. Ils préfèrent être de l'après-midi au lieu du matin. Donc on peut changer très souvent. »
Une fois les ajustements effectués, place aux réunions du comité de pilotage. Loïc s'y rend chaque matin : « C'est là qu'on a tous les jours nos réunions. C'est beaucoup des réunions de sécurité. Et puis, entre nous, c'est des réunions pour tout ce qui cloche. Il manque, par exemple, quelqu'un à un poste. Donc, on est obligé de les changer tous les jours. »
Sur le terrain, au plus près des skippers et des visiteurs
Pendant ce temps, les bénévoles sont déjà à pied d'œuvre. Nadège est présente sur les pontons. Elle décrit sa mission avec enthousiasme : « On est proche des bateaux, des skippers, des gens. »
À l'office du tourisme, Marie-Claude renseigne les visiteurs. Une première expérience pour elle, qu'elle aborde avec sérénité : « Moi je suis bien dans mon élément même si je ne connais pas toutes les réponses. » Les visiteurs, eux, semblent satisfaits du service rendu : « Elle est parfaite. Elle nous dit tout ce qu'il faut faire. Elle nous indique bien sur le plan. »
Un village pensé pour l'inclusion
L'édition 2026 se distingue également par une démarche d'inclusion renforcée. Un partenariat entre la ville de Saint-Malo, le CCAS et l'Office de tourisme permet à des personnes en situation de handicap de s'engager comme bénévoles, en binôme avec d'autres volontaires. Arnaud, par exemple, est présent ce matin au point d'accueil.
Pour l'une des responsables de cette initiative, c'est précisément cette philosophie qui l'a convaincue de s'impliquer : « Quand on m'a expliqué que l'inclusion, c'était pas simplement accueillir des personnes en situation de handicap sur le village, mais faire aussi que dans les binômes de bénévoles, il y ait des personnes en situation de handicap, c'est ce qui m'a le plus parlé, en fait. C'est pour ça que je me suis embarquée dans l'histoire et dans l'aventure. »
Pour aller plus loin dans cette démarche, une zone de répit et une heure silencieuse ont également été aménagées sur le village, afin de garantir un accueil adapté à tous les publics.
Article rédigé par