Des blocages dès l'aube
Dès 8h ce jeudi matin, plusieurs centaines de lycéens ont convergé vers le lycée Bréquigny à Rennes, le plus grand lycée de Bretagne, pour en bloquer les accès à l'aide de grilles et de feux de poubelle. Face à la mobilisation, les forces de l'ordre ont eu recours aux lacrymogènes pour repousser les manifestants.
Le mouvement ne s'est pas limité à Bréquigny. D'autres regroupements et feux ont été signalés dans plusieurs établissements rennais, notamment les lycées Châteaubriand, Joliot-Curie et Coëtlogon. À Saint-Malo, près de 300 lycéens se sont rassemblés devant le lycée Jacques-Cartier. Selon les secours, une lycéenne a été brûlée à la main lors de ces événements.
Des revendications centrées sur les conditions d'apprentissage
Interrogés au micro de notre journaliste devant le lycée Bréquigny, deux lycéens ont exprimé leurs griefs. Parmi leurs revendications figurent les coupes budgétaires dans l'éducation nationale et les conditions de travail jugées dégradées :
« On est là parce qu'il y a des coupes budgétaires dans l'État depuis dix ans dans l'éducation, depuis l'arrivée de Macron. On est contre eux, contre le gouvernement aussi. Même si nous déjà on est pas moins de 30 par classe, donc déjà c'est pas des bonnes conditions pour travailler. Il n'y a pas de chauffage en cours. L'été on crève de chaud et les centres sont toutes petites. Donc c'est juste pas des conditions pour travailler. »
Le soutien du monde universitaire
En solidarité avec le mouvement lycéen, plusieurs établissements d'enseignement supérieur rennais ont décidé de suspendre leurs cours ce jeudi. Le campus de Villejean, la faculté de droit ainsi que Sciences Po Rennes ont notamment rejoint ce mouvement de soutien, élargissant ainsi la contestation au-delà des seuls lycées.
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