Une activité à l'arrêt depuis août
Depuis le début des restrictions estivales, les gérants de stations de lavage du département font face à une situation économique critique. L'un d'eux témoigne : «Depuis le mois d'août clairement on a perdu 99% de notre activité. Il y a seulement pour ici et Saint-Aubin, moi j'ai deux aspirateurs et un gonfleur.»
Face à l'absence de réponse des autorités, ces professionnels ont choisi une forme de désobéissance civile assumée. La réouverture reste toutefois partielle et symbolique : certaines pistes haute pression ont été remises en service, tandis que les rouleaux fonctionnent en mode économique, en signe de compromis avec les impératifs de restriction d'eau.
Une action coordonnée et revendiquée
Cette reprise d'activité s'inscrit dans une démarche collective et concertée à l'échelle du département. «Nous sommes à peu près à une cinquantaine de laveurs en Ille-et-Vilaine. Je pense que la moitié d'entre nous a rouvert», explique l'un des gérants mobilisés.
Ces derniers justifient leur action par l'absence totale de dialogue avec les autorités préfectorales. «Nous n'arrivons pas à y obtenir des réponses par la préfecture. Malgré les courriers, malgré les appels, il n'y a rien qui se passe», dénonce le professionnel.
Des sanctions financières et judiciaires en ligne de mire
La démarche n'est pas sans risque pour ses participants. En cas de contrôle, gérants comme utilisateurs s'exposent à une amende pouvant atteindre 1 500 euros, voire à des poursuites judiciaires. Les professionnels en sont pleinement conscients : «Nous sommes tous conscients des risques encourus avec des amendes, des passages au tribunal.»
Leur revendication reste néanmoins mesurée. «Nous demandons une réouverture partielle, éventuellement en mode économique, vu la situation de l'eau en Ille-et-Vilaine», précise l'un des gérants.
L'arrêté en vigueur jusqu'au 31 octobre
L'arrêté préfectoral encadrant ces restrictions est actuellement en vigueur jusqu'au 31 octobre. Sans signal d'ouverture de la part des autorités, la mobilisation des professionnels du secteur pourrait se poursuivre, voire s'intensifier dans les semaines à venir.
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