Mobilisation lycéenne : nouveaux blocus et manifestations à Rennes

Mobilisation lycéenne : nouveaux blocus et manifestations à Rennes

Une nouvelle journée de contestation lycéenne s'est tenue ce jeudi à Rennes, marquée par des blocus devant plusieurs établissements scolaires et une manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes.

Article publié le : 8 octobre 2026

Thématique : Infos


Dès 8h ce matin, deux établissements rennais étaient bloqués par des lycéens mobilisés. Devant le lycée Bréquigny, comme devant le lycée Émile Zola, des barricades ont été érigées, parfois enflammées, et des feux de poubelle ont été allumés, malgré les consignes et l'interdiction de s'approcher des établissements. Les forces de l'ordre, présentes sur place, sont néanmoins restées à distance, de l'autre côté des quais, comme elles l'avaient fait lors de la précédente journée de mobilisation mardi.

Des personnels de l'éducation nationale se sont joints aux lycéens avant le début de la manifestation, prévue en milieu de matinée. Le cortège a officiellement pris son départ à 11h30, non sans tensions : un groupe d'individus cagoulés avait tenté de devancer le départ du rassemblement. La préfecture, qui avait mis en garde contre ce rassemblement non déclaré, a annoncé 3 à 4 000 participants dans le cortège à midi.

Une mobilisation en léger recul

Selon les premières observations, la mobilisation semble moins importante que celle du mardi précédent, et l'ambiance dans les rues de Rennes paraît plus calme. Le mouvement s'inscrit toutefois dans une dynamique nationale de contestation lycéenne, sur fond de tensions avec le gouvernement.

Les enseignants face aux injonctions gouvernementales

Dans ce contexte, le gouvernement a demandé aux établissements scolaires d'engager le dialogue avec les élèves. Une injonction accueillie avec scepticisme par une partie des enseignants. L'un d'entre eux, interrogé a exprimé ses réserves :

« Les temps de démocratie, ça s'organise en interne, qu'il faut faire confiance aux personnes d'éducation pour les organiser, que ça se fait pas au pied levé au dernier moment en imposant d'abord une journée banalisée, puis une demi-journée, puis seulement deux heures. C'est un vrai bazar, c'est un chaos. Et donc, en fait, ce qu'on nous demande, c'est des moyens et de la confiance, parce qu'on sait faire les choses. »

Cette déclaration illustre le malaise d'une partie du corps enseignant, qui dit manquer à la fois de temps et de moyens pour mettre en œuvre les mesures demandées par les autorités.

Article rédigé par

Claudia Caratori

Journaliste

Profitez pleinement de l’expérience TVR !

Retrouvez facilement vos émissions favorites
Reprise de votre lecture 
multi-device
Abonnez-vous et soyez alerté par email
Vous possédez déjà un compte ?
JavaScript nécessaire !

Pour visionner nos vidéos et profiter de l'expérience TVR, veuillez activer JavaScript dans votre navigateur.