L'ancien système, qui reposait sur trois tarifs distincts, laisse place à une grille tarifaire structurée en 12 tranches. Ces dernières sont calculées sur la base du quotient familial ou du revenu fiscal de référence des familles. Concrètement, le prix d'un repas varie désormais de 80 centimes d'euro pour les foyers les plus modestes jusqu'à 5,90 euros pour les tranches les plus élevées. À titre de comparaison, le coût réel d'un repas s'élève à 8,75 euros pour le département.
Une aide publique pour toutes les familles
Ce nouveau dispositif repose sur un principe de solidarité élargie. Selon le président du département, le constat à l'origine de cette réforme était préoccupant :
« Le constat que nous faisions, c'est que certains établissements qui avaient les indices de position sociale les plus bas étaient aussi ceux où le nombre de demi-pensionnaires, la proportion des demi-pensionnaires était la plus faible. »
Pour y remédier, la collectivité a fait le choix de soutenir l'ensemble des familles bretonnes, quel que soit leur niveau de revenu. Comme l'explique le président du département :
« Toute famille bretilienne est aidée de toute façon, même ceux qui sont dans la tranche la plus élevée ont une aide d'environ 3 euros de la collectivité publique. Par contre, cette aide, elle atteint presque 8 euros, un petit peu plus de 8 euros pour les familles aux revenus les plus modestes. »
Un levier contre les inégalités
En rendant la tarification plus progressive, le département espère ainsi lever les freins financiers qui pouvaient dissuader certaines familles d'inscrire leurs enfants à la cantine. La mesure s'inscrit dans une volonté plus large de lutter contre les inégalités scolaires et sociales, en garantissant à chaque collégien l'accès à une alimentation équilibrée tout au long de l'année scolaire.
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