Un système de recyclage ignoré par la réglementation
À Bréal-sous-Montfort, une station de lavage dispose d'une installation permettant de traiter et de réutiliser les eaux usées. Le procédé repose sur plusieurs étapes : la récupération des eaux de lavage dans une première cuve de décantation, l'ajout de floculents, puis un passage dans un filtre à gravier avant redistribution dans les programmes de lavage. Malgré ce dispositif, l'établissement est soumis aux mêmes restrictions que les stations classiques.
Corinne, la gérante, a investi plus de 300 000 euros en 2025 pour moderniser son équipement et réduire son empreinte environnementale. Elle dénonce une décision qu'elle juge disproportionnée :
« Moi, avec le recyclage d'eau, ma station, sur une semaine, elle va consommer 60 m3, à peu près. Là, je vois qu'on autorise, pour arroser de l'herbe, 350 m3 par semaine, pour du golf. »
Une menace économique pour les professionnels
La situation est identique à Saint-Gilles, où le gérant d'une autre station de lavage évoque un risque de cessation d'activité face au manque à gagner :
« Les mois les plus rentables c'est par exemple juillet, août et septembre, octobre. Après ça se calme un peu et là on est parti avec les mois de fermeture, c'est les mois les plus rentables. Si c'est pour perdre de l'argent, ça sert à rien. »
Une révision possible de l'arrêté
L'arrêté préfectoral est actuellement en vigueur jusqu'au 31 octobre. Le comité de gestion de la ressource en eau du département s'est réuni ce mardi afin de réexaminer la situation, laissant entrevoir une possible évolution des restrictions pour les professionnels concernés.
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