Un impact social et commercial significatif
La fermeture annoncée du Printemps de Rennes touche 51 salariés de l'enseigne, auxquels s'ajoutent 64 autres employés travaillant dans les corners et les espaces dédiés aux marques partenaires. Au total, ce sont donc plus de 115 personnes dont l'avenir professionnel se trouve aujourd'hui fragilisé par cette décision.
Installé à Rennes depuis 1971, le magasin occupe 5 000 m² au sein du Centre Alma, le plus grand centre commercial de Bretagne. La direction de Printemps a confirmé sa décision en s'appuyant sur la fin de son bail.
La ville de Rennes prise de court
Si certains indices laissaient déjà présager des difficultés, l'annonce officielle a néanmoins pris de court les élus rennais. Une réunion entre la ville et la direction de l'enseigne s'est tenue dans la matinée, à l'issue de laquelle le ton des représentants municipaux s'est voulu ferme.
« C'est d'autant plus incompréhensible que la situation du commerce à Rennes se porte bien. Et donc, c'est la raison pour laquelle dans les prochaines heures, nous demanderons des comptes à l'enseigne pour comprendre tout simplement cette décision, qui est encore une fois unilatérale et que nous subissons de plein fouet, alors qu'encore une fois, le contexte économique est certes compliqué, mais le commerce aujourd'hui sur notre territoire se porte bien. »
Les Rennais partagés entre nostalgie et lucidité
Dans les rues de Rennes, la nouvelle a suscité de nombreuses réactions. Si beaucoup de habitants expriment une certaine tristesse face à la disparition d'une enseigne emblématique, certains reconnaissent cependant ne plus vraiment y faire leurs achats.
« Printemps, ça a toujours été printemps. On le connaît depuis des années, c'était un magasin chic. Je me rappelle, à l'inauguration. », confie l'un d'eux, ému par cette annonce.
D'autres soulignent les conséquences que cette fermeture pourrait avoir sur l'attractivité du centre commercial : « Le centre Alma va perdre beaucoup si le Printemps s'en va. »
Plusieurs passants interrogés admettent toutefois que le positionnement haut de gamme de l'enseigne jouait contre elle : « Beaucoup de gens y vont sans pour autant y acheter, juste pour se promener ou passer le temps. Parce que c'est trop cher peut-être. Les gens, ils n'ont pas forcément les moyens. » Un autre résume simplement : « On va surtout visiter. En fait, on n'achète pas grand-chose là-bas. On va surtout voir les autres magasins. »
La suite à venir
Les prochaines semaines seront déterminantes pour les salariés concernés, dont l'avenir reste à ce stade incertain. La ville de Rennes a annoncé son intention d'interpeller l'enseigne afin d'obtenir des explications sur les motivations réelles derrière cette fermeture, jugée brutale et unilatérale par les élus locaux.
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