Les campus de Villejean et de la Harpe sont bloqués depuis le 5 octobre, à la suite de dégradations importantes commises dans les locaux. Pour les 23 000 étudiants inscrits à l'université, l'enseignement se poursuit désormais à distance, les contraignant à réorganiser leur quotidien et leurs conditions de travail.
Face à cette situation, la bibliothèque universitaire s'est imposée comme un lieu de repli pour ceux qui peinent à travailler depuis leur domicile. L'une des étudiantes interrogées aux abords de l'établissement confie que « la BU, ça permet de garder un peu un contexte de travail pour travailler un peu plus régulièrement et rester accroché », ajoutant que « le cadre de gens qui nous entourent et qui travaillent à côté de nous, c'est beaucoup plus intéressant que bosser chez soi ».
Un soutien au mouvement teinté d'incertitude
Si une partie des étudiants exprime sa solidarité avec le mouvement, certains font part d'une inquiétude quant au manque de visibilité sur la suite des événements. L'un d'eux décrit « un stress un peu de ne pas savoir comment va être la suite », tout en précisant que ce sentiment « n'est pas une colère contre le fait que ce soit bloqué ». Il pointe davantage « l'idée de ne pas encore avoir de réponse et qu'il n'y ait pas de vraie mesure prise par la présidence pour savoir un peu comment vont se passer les choses », concluant qu'ils travaillent « un peu dans le vide sans trop savoir où on va, tout en étant content que ça se mobilise et que le mouvement y perdure ».
Des voix plus nuancées sur les méthodes
D'autres étudiants, tout en approuvant les revendications portées par le mouvement, expriment une certaine lassitude face aux blocages. L'un d'eux résume cette tension : « Dans mon cas, il y a un ras-le-bol aussi de nous empêcher de venir étudier. On peut bloquer, on peut manifester, il n'y a aucun problème. Vraiment, les revendications, elles sont justifiables et je suis complètement pour. Mais empêcher toute la population de venir bosser, c'est compliqué. »
Une réouverture conditionnelle envisagée pour le 9 novembre
La direction de l'université a indiqué envisager une réouverture des campus à partir du 9 novembre, sous condition expresse que la semaine en cours se déroule de manière sereine. Une issue encore incertaine, qui laisse étudiants et enseignants dans l'attente d'un retour à la normale.
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