Redon : un an après les crues historiques, les commerces s’adaptent face au risque d’inondation

Redon : un an après les crues historiques, les commerces s’adaptent face au risque d’inondation

À Saint-Nicolas-de-Redon, les prairies submergées rappellent les inondations de janvier 2025. Julie Lebois, s’en souvient parfaitement, elle est propriétaire du Leclerc, aujourd’hui elle reste vigilante : « On le guette tous les jours, on surveille les niveaux. Et ça nous donne déjà une bonne idée, rien qu’en voyant le chemin de halage. » L’an dernier, son commerce avait dû fermer ses portes en urgence, entraînant des pertes estimées à plusieurs millions d’euros.

Article publié le : 27 janvier 2026

Thématique : Infos

Des mesures préventives

Désormais, les équipes anticipent. « On a commencé à enlever certaines allées du bazar parce qu’ici, c’est le point le plus bas du magasin, que l’on a complètement pré-vidé. C’est une allée avec uniquement des petits produits », explique-t-elle.
Les fournisseurs participent également à ces mesures préventives, comme en témoigne l’un d’eux, venu récupérer ses invendus : « Là, je filme la palette. Quand le transporteur va venir chercher la marchandise, rien ne tombera. »
Les réserves, particulièrement vulnérables, ont été réaménagées. « L’année dernière, ici, on avait jusqu’à 2,20 mètres d’eau. » Les produits sont donc désormais surélevés…

Un projet de relocalisation

Face à cette situation précaire, la direction de cette grande surface, qui emploie 250 salariés, souhaite déménager. Le conseil d’agglomération de Redon vient d’approuver ce projet, mais il reste à trouver un terrain de six hectares situé hors zone inondable. « Quand bien même on construirait sur pilotis, ça ne changerait rien. L’eau serait toujours là, toujours présente. On ne peut pas vivre aujourd’hui avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête tous les hivers », justifie un représentant de l’établissement.
En attendant cette relocalisation, prévue dans les cinq prochaines années, l’entreprise se prépare à affronter de nouvelles crues, en espérant qu’il s’agisse des dernières avant de s’installer « définitivement au sec ».

Article rédigé par

Raphaèle Tondriaux - Gautier

Journaliste

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