Un préjudice chiffré à 25 millions d'euros
Selon un rapport d'expertise judiciaire remis en novembre dernier, l'entreprise italienne Ruths, conceptrice et installatrice des chaudières de l'incinérateur, évalue son préjudice à 25 millions d'euros. La métropole avait dénoncé le marché après avoir constaté que toutes les soudures des chaudières devaient être refaites.
Face à cette situation, la collectivité affiche sa confiance : Je rappelle que c'est l'expert judiciaire qui dit depuis le début qu'il n'y a aucun souci sur l'usine, alors que quatre cabinets d'expertise qui ont mobilisé une vingtaine d'experts nationaux et internationaux nous disent qu'il y a un vrai souci."
Des surcoûts importants en perspective
Le retard accumulé et les travaux de réparation laissent présager un surcoût significatif pour le projet. Si le montant exact reste à déterminer, il pourrait atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros.
"Ça sera plusieurs dizaines de millions, effectivement, puisque vous connaissez le coût des détournements de déchets, et'il a fallu rajouter un peu d'argent pour refaire notamment la partie des soudures", confirme un représentant de la métropole.
Des recours juridiques à venir
La métropole n'entend pas laisser la situation en l'état et prévoit d'engager des actions juridiques : « Le moment venu, la métropole fera les recours nécessaires, appliquera la clause de pénalité, lancera les contentieux lorsque l'usine aura véritablement redémarrée."
Le dossier de l'UVE devrait être abordée lors du prochain conseil communautaire, prévu le 5 février, qui sera également le dernier de la mandature actuelle.
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