Une information tardive qui suscite l'indignation
C'est par mail, le jeudi 10 septembre, que les parents d'élèves ont appris les faits reprochés à l'animateur périscolaire. Une annonce vécue comme un choc par de nombreuses familles, dont certaines estiment n'avoir pas été informées en temps et en heure. L'une d'elles témoigne :
« J'ai deux enfants à l'école, des enfants qui ont été en contact. J'estime qu'on aurait pu avoir des informations puisque ça nous concerne directement. »
Au cœur des griefs des parents se trouve le silence observé durant l'été. Une première plainte avait pourtant été déposée en juin, et une seconde en septembre. Ce délai aurait, selon eux, retardé la possibilité d'interroger leurs enfants et, potentiellement, d'identifier plus rapidement d'autres victimes.
La mairie invoque la discrétion liée à l'enquête
La mairie, qui n'a pas répondu aux sollicitations de la rédaction, n'aurait pas été informée de la nature des faits avant le dépôt de la seconde plainte. Elle aurait par ailleurs été appelée à la discrétion afin de ne pas entraver l'enquête judiciaire en cours.
Un rassemblement en résonance avec le débat national
Cette mobilisation locale intervient dans un contexte plus large, alors qu'une proposition de loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants est en cours de discussion. L'une des personnes présentes au rassemblement a déclaré :
« Partout en France, il y a des victimes, c'est à déplorer. Il faut qu'on soit là, leur apporter tout ce qu'on peut et faire en sorte que les lois changent et changent vite, c'est important. »
Une réunion d'information à venir
Face à la mobilisation des familles, une réunion d'information avec les parents devrait être organisée dans les prochains jours à Saint-Aubin-d'Aubigné. Les parents attendent désormais des réponses claires sur la gestion de cette affaire par les autorités locales.
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