"C'est une question de cohérence puisque LFI mène campagne depuis un an et demi, maintenant même un peu plus, en opposition avec la gestion que l'on porte dans l'équipe municipale", justifie la maire sortante de gauche, arrivée en tête du premier tour avec 40,90% : 40 voix devant Sébastien Collet (Divers Centre 39,96%)
Face à cette position, son opposant lui rappelle le poids électoral de la gauche : "Si on cumule les votes de lutte ouvrière et si on cumule les nôtres, ceux de LFI, ça fait 20% des électeurs de gauche sur la commune qui ne sont pas d'accord avec votre ligne politique, madame Ducamin." explique Dimitri Roumagne, pour La France Insoumise, arrivé 3e du premier tour avec 14,72%.
Une course serrée
Sébastien Collet, arrivé deuxième avec seulement 40 voix derrière la maire sortante, appelle les abstentionnistes à le rejoindre. Ses adversaires l'accusent de ne pas assumer clairement son positionnement politique.
"Je ne serai donc pas le candidat d'un camp, je ne me cache pas derrière une étiquette. Moi j'ai choisi mon équipe, vous savez, avec une seule boussole. La question : qu'est-ce que vous pouvez apporter à Saint-Jacques ?", se défend-il.
Des échanges tendus
Le débat d'entre-deux-tours a donné lieu à des échanges parfois vifs entre les candidats. Le candidat LFI a notamment reproché à Sébastien Collet : "Vous débarquez ici, mais venez bosser avec nous avant de demander la mairie. Pour s'engager dans une commune, il faut la connaître et je suis intimement persuadé que vous ne la connaissez pas."
Marie Ducamin a également pointé des similitudes dans les programmes : "Monsieur Collet, quand j'ai regardé le programme, il y a presque une cinquantaine de propositions que vous faites : ce sont des choses qu'on fait déjà."
Seniors et jeunesse au cœur des débats
Parmi les thèmes abordés lors de ce débat figuraient notamment les propositions en faveur de la jeunesse et des seniors. Le candidat arrivé 2e au premier tour, Sébastien Collet, a notamment souligné : "Les seniors, ce sont aussi les grands oubliés de ce mandat."
La maire sortante a reconnu certaines lacunes dans sa communication : "Là où je fais mon Mea Culpa, c'est plutôt la communication politique que l'on a sans doute insuffisamment portée. En revanche, le projet, il est bien là."
Un enjeu de mobilisation
Avec 47% d'abstention au premier tour, la mobilisation des électeurs sera déterminante pour le second tour. Les trois candidats ont jusqu'à vendredi soir pour convaincre les habitants de Saint-Jacques-de-la-Lande de se rendre aux urnes dimanche.
Débat à retrouver en intégralité sur www.tvr.bzh : https://www.tvr.bzh/replay/5b73725-tvr-politique-19-03-2026
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