Un réseau souterrain d'eau chaude
Le dispositif fonctionne grâce à un circuit de canalisations enterrées acheminant de l'eau chaude à une température comprise entre 60 et 110 degrés, reliant la centrale aux différents bâtiments raccordés. Ce choix technologique s'inscrit dans une volonté d'autonomie énergétique locale, renforcée par le contexte géopolitique récent.
Un représentant de la ville a justifié ce projet en ces termes : "Ça nous tenait à cœur pour deux raisons. D'abord, avec les crises de l'énergie, notamment avec la guerre en Ukraine, il faut quand même être assez autonome en matière de matières premières pour le chauffage. Et puis deuxièmement, on est dans un secteur où on a la chance d'avoir beaucoup de bâtiments publics autour. Donc cet équipement dessert six bâtiments, donc c'est relativement intéressant pour nous."
Un traitement des émissions au-delà des normes réglementaires
La chaufferie a été équipée de systèmes de traitement des rejets de combustion allant au-delà des exigences réglementaires. Parmi ces équipements figure notamment un électrofiltre, dont le rôle a été précisé lors de l'inauguration : "C'est un système qui permet de capter les poussières, les particules fines qui sont dans les fumées à l'aide d'un champ électromagnétique et après d'être collecté dans un cendrier qu'on voit ici au pied de la machine."
Un investissement d'un million d'euros
Le coût total du projet s'élève à un million d'euros, financé conjointement par l'État, le département d'Ille-et-Vilaine et la ville de Pacé. Ce réseau de chaleur représente un exemple concret de transition énergétique à l'échelle municipale, s'appuyant sur une ressource locale renouvelable pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
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