Parti du Mont-Saint-Michel, l'éleveur parcourt chaque jour entre 20 et 30 kilomètres, équipé de son téléphone portable, de sa coquille — le passeport du pèlerin — sur lequel il collecte des tampons à chaque étape. C'est en Auvergne, qu'il a notamment pu faire tamponner son document. « J'ai fait maximum 42 kilomètres. Mais bon, ça ne me gêne pas », confie-t-il, soulignant sa détermination malgré l'effort physique que représente ce type de journée.
Un cri d'alarme pour l'agriculture
Au-delà de la dimension spirituelle du chemin de Compostelle, Yannick Frein entend profiter de ce voyage pour porter un message politique et agricole. « Une lettre ouverte que je veux adresser aussi aux agriculteurs, une lettre ouverte aussi pour nos élus », déclare-t-il.
L'éleveur pointe du doigt les freins administratifs qui pèsent sur le développement des exploitations agricoles : « On a des projets de poulailler, on a des projets de porcherie, on a des projets de rétention d'eau, de la production de qualité et on nous freine souvent. complexité dans les contrôles, complexité de l'administration. » Il s'inquiète notamment pour l'avenir de la profession : « Les jeunes demain vont baisser les bras si ça continue. »
Un voyage à suivre en temps réel
Yannick Frein affiche l'ambition de rallier Saint-Jacques-de-Compostelle, si son corps lui permet d'aller jusqu'au bout. Son parcours est consultable en temps réel par le grand public via l'application PolarSteps, permettant à ses soutiens et au grand public de suivre l'avancée de ce pèlerinage militant.
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