Des câbles vieillissants au cœur du chantier
Le chantier porte principalement sur le remplacement intégral des câbles de suspension de l'ouvrage. Dans un premier temps, des câbles provisoires sont mis en place afin de maintenir la structure pendant les opérations de démontage. Le tablier mesure 175 mètres et pèse environ 1 400 tonnes. L'installation de ces câbles temporaires implique des travaux de terrassement conséquents, comme l'explique l'un des responsables du chantier :
« Côté amont, il y a 2 x 55 petits câbles et 2 x 55 côté aval. Et puis après, on démontera la suspension existante. Et pour ceci, en fait, les câbles de suspension provisoires, il faut leur créer des ancrages dans le sol. Donc c'est des gros terrassements, c'est dans le rocher et puis c'est des gros massifs béton. »
Une fois les câbles entièrement remplacés, la charpente métallique sera intégralement repeinte, avant que les joints du pont et l'enrobé ne soient à leur tour renouvelés.
Un investissement partagé entre deux départements
Le coût total des travaux, 17 millions d'euros, est réparti entre le département d'Ille-et-Vilaine et celui des Côtes-d'Armor, les deux territoires que relie cet ouvrage au-dessus de la Rance. La fin des travaux est prévue pour le premier trimestre 2028.
Un pont aux usages multiples
La présence d'un pont routier à fort trafic situé à seulement 200 mètres justifie la question de l'utilité d'un tel investissement. Les élus et responsables du projet y répondent en mettant en avant la complémentarité des deux ouvrages :
« C'est un pont qui a une histoire. Il ne faut aussi pas renier l'histoire. On a un pont qui relie deux rives de la Rance. L'autre pont est à fort trafic sur une nationale. Donc ça n'a pas du tout les mêmes enjeux. Il y a le monde agricole qui a besoin de passer d'une rive à l'autre. Il y a les cyclistes. C'est une zone très touristique avec beaucoup de vélos qui passent. Et puis les piétons parce que c'est un axe de randonnée aussi. Donc on a des usages particuliers pour ce pont. »
Avant le début des travaux, 3 000 véhicules par jour empruntaient ce viaduc. Durant le chantier, le pont reste accessible aux piétons et aux cyclistes pieds à terre. À l'issue de la rénovation, une évolution notable est attendue : le passage de véhicules de tout tonnage sera désormais autorisé, ce qui n'était pas le cas auparavant.
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