La compétition se divise en six catégories, réparties entre trois classes de monocoques et trois classes de multicoques. Les IMOCA, connus pour leur participation au Vendée Globe, côtoient les Ultimes, les plus grands bateaux de la flotte, comme Sodebo ou Banque Populaire.
Parmi les skippers bretons, les résultats provisoires sont encourageants. Louis Burton, engagé en Ultime, pointe à la cinquième place. Maxime Sorel occupe la dixième position en IMOCA. En Ocean 50, Thibaut Vauchel-Camus se hisse à la deuxième place, tandis que Jules Bonnier réalise également une belle performance en Classe 40.
Les conditions de course sont particulièrement soutenues. Un skipper témoigne depuis son bord :
« Ça galope très fort. On n'est jamais en dessous de 25 nœuds et tout à l'heure j'ai fait 35 nœuds. »
Un parcours balisé et des records dans le viseur
Après le départ de la Pointe-du-Groin et la bouée du Cap-Fréhel, les concurrents n'ont qu'une seule bouée à contourner avant l'arrivée, située en Guadeloupe. Le parcours représente 3 542 milles nautiques, soit exactement 6 560 kilomètres en route directe.
Les premiers arrivants sont attendus en référence aux records établis, pour la plupart, en 2022. Le record toutes catégories appartient à Charles Caudrelier, avec un temps de 6 jours, 19 heures, 47 minutes et 27 secondes. Ces records pourraient être battus cette année, selon les conditions météorologiques.
Avaries et drames dès la première journée
À peine un jour et demi après le départ, la course a déjà connu son lot d'incidents. Anthony Marchand, engagé en Ultime, a subi un problème de safran et a été contraint de dérouter. Le vintage multi de Francis Joyon, vainqueur de l'édition 2018, a quant à lui chaviré. D'autres skippers, comme Vincent Rioux, signalent également des avaries.
La collision entre Violette Dorange et Romain Pilliard a par ailleurs largement animé les réseaux sociaux depuis le départ.
Du côté des marins d'Ille-et-Vilaine, la nouvelle est douloureuse. Quentin Le Nabour, le Malouin de 23 ans engagé sur Bleu Blanc, a été contraint à l'abandon après avoir démâté en moins de 24 heures de course. Il a confié sa détresse depuis son bord :
« Alors voilà, à ce que si c'est bien fini pour moi la route du Rhum sur Bleu Blanc. Ça aurait été court, mais ça ne nous aura pas épargnés. Même pas 24 heures de course, là. Je ne sais plus quoi dire. »
La course se poursuit pour les rescapés, dans des conditions météorologiques musclées, tandis que les regards se tournent déjà vers les prochaines 48 heures, décisives pour les stratégies de routage vers les Antilles.
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