Des mesures jugées trop limitées
C'est Nathalie Appéré qui a ouvert le conseil, exprimant à la fois son soutien aux manifestants et rappelant les propositions déjà formulées pour aider les commerçants touchés. Le plan de soutien présenté prévoit quatre samedis de transports en commun gratuits pour se rendre dans le centre-ville, une heure de stationnement offerte ces mêmes jours, un renforcement des animations de fin d'année ainsi qu'une diminution des droits de terrasse.
Des mesures que l'opposition juge nettement en deçà des besoins. Elle réclame la gratuité des transports durant tous les week-ends, dimanche compris, et ce jusqu'aux soldes.
La question du financement au cœur du débat
Face à ces demandes, l'exécutif métropolitain a rappelé la contrainte budgétaire, d'autant plus pesante que les collectivités naviguent actuellement sans loi de finances pour 2025. Un élu de la majorité a défendu la position de l'exécutif en ces termes :
« On peut toujours faire plus. Simplement, je rappelle à chaque fois que la gratuité, ça a un prix, ça a un coût. Et à la fin, au bout du bout, il y a quelqu'un qui paye. Et c'est souvent le contribuable. C'est au bas mot 500 000 euros que nous allons mettre sur la table pour payer ces samedis qui ne seront pas effectivement bénéficiaires de redevances des usagers. »
L'opposition prédit une « casse silencieuse »
Du côté de l'opposition, le ton est bien plus alarmiste. Un élu, se présentant lui-même comme ancien commerçant, a averti :
« Sur la quantité elle est nettement insuffisante et encore une fois c'est pas l'opposition qui le dit, ce sont les commerçants et moi même étant un ancien commerçant je suis bien placé pour savoir que ce qui est proposé aujourd'hui aux commerçants rennais sera insuffisant et la casse silencieuse elle aura lieu. »
Un suivi promis au-delà des fêtes
Rennes Métropole a toutefois tenu à préciser que le soutien aux commerçants ne s'arrêterait pas à la période des fêtes de fin d'année. Un observatoire local du commerce doit être prochainement installé, afin d'assurer un suivi plus structurel de la situation économique du commerce rennais.
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