La situation est devenue si préoccupante que certains armateurs ont pris la décision de suspendre leurs activités de pêche au large, jugeant ces sorties désormais non rentables.
Gwen Poincheval, armateur à Saint-Malo, témoigne de cette réalité économique difficile : "J'ai complètement stoppé le chalut pour l'instant, parce que là, c'est même plus rentable d'y aller. Un euro le litre, il me faut à peu près entre 300 et 500 litres pour la nuit de chalut. Donc, ça fait déjà 500 euros de gasoil juste pour la nuit. Si on fait une pêche de 2000 euros, on enlève le salaire des gars, l'entretien du bateau, du matériel. Il ne reste rien, en fait."
Cette crise touche l'ensemble des secteurs dépendants du carburant, qu'il s'agisse de l'agriculture, du transport routier ou de la pêche. Cependant, pour les pêcheurs, dont l'activité nécessite une consommation importante de carburant, l'impact est particulièrement sévère et menace directement la viabilité économique de leurs entreprises.
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