Une modernisation rendue nécessaire
Le renouvellement de l'usine s'imposait face au vieillissement des équipements existants, mais aussi face à l'évolution du contexte environnemental. « On fait face à une augmentation des pollutions d'origine humaine, je pense par exemple aux pesticides de synthèse ou à l'or métabolique qu'on peut retrouver dans les cours d'eau », explique un responsable du site. Le chantier représente ainsi bien plus qu'une simple rénovation : c'est une refonte complète des processus de traitement.
Des technologies de pointe au service de la qualité de l'eau
L'usine mobilise désormais l'ensemble des procédés contemporains de purification : décantation, ozonation, ainsi que de multiples filtrations par sable ou charbon actif. Une attention particulière a également été portée à la désinfection par ultraviolet, qui permet de réduire l'utilisation du chlore et d'améliorer le goût de l'eau potable distribuée.
Cette montée en gamme technologique vise à satisfaire non seulement les normes en vigueur, mais également à anticiper les réglementations futures. « Cette nouvelle usine permet de répondre effectivement aux normes actuelles, ça c'est sûr, mais surtout et probablement aux normes futures qu'on ne connaît pas encore, mais qu'on sait sur lesquelles, notamment sur les micropolluants, on aura des restrictions de plus en plus fortes », précise un responsable.
Une infrastructure au cœur d'un réseau solidaire
Au-delà de ses performances techniques, l'usine de Rophémel s'inscrit dans une logique de mutualisation territoriale. Elle est interconnectée avec les stations de Rennes-Villejean et de Mézières-sur-Couesnon, mais également avec les collectivités voisines, dont les Côtes d'Armor. « On se doit de continuer à travailler ensemble pour se sécuriser mutuellement », souligne un intervenant.
Ce partenariat interrégional revêt aujourd'hui un caractère déséquilibré, dans l'attente d'un rééquilibrage futur. « Actuellement, c'est plutôt les Côtes d'Armor qui soutiennent les Bretilliens. Nous, on contribue à notre manière à développer un projet de solidarité entre nos territoires », reconnaît-il.
Un volume considérable au service de deux départements
Chaque année, entre 7 et 9 millions de mètres cubes d'eau sont prélevés sur le site de Rophémel pour alimenter les habitants des Côtes d'Armor et les 580 000 habitants du bassin rennais. Des chiffres qui illustrent le rôle central de cette installation dans la gestion durable de la ressource en eau à l'échelle régionale.
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