C l’invité.e
Sandra Chirazi, candidate aux élections municipales de Rennes, a exposé les grandes lignes de son programme politique lors d'une récente interview. Se positionnant clairement dans une perspective révolutionnaire et internationaliste, elle entend représenter ce qu'elle appelle "le camp des travailleurs".
Une candidature au nom des travailleurs
"Je me présente pour faire entendre le camp des travailleurs, le camp de ceux qui font fonctionner toute la société, celui des exploités, qu'ils aient un emploi ou pas, quel que soit leur statut, leur métier, leur origine", a déclaré Sandrine Chirazi en ouverture d'interview. Elle a qualifié sa campagne de "révolutionnaire, internationaliste, contre le nationalisme et le racisme qui divisent les travailleurs, pour l'union de tous les exploités par-delà les frontières."
Trois axes principaux de campagne
La candidate a articulé son programme autour de trois axes majeurs :
La dénonciation de "la dégradation des conditions de vie du monde du travail", citant notamment "les salaires qui ne suivent pas les prix, les allocations, les retraites qui sont aussi réduites par l'inflation et qui devraient être indexées sur les prix."
L'opposition à "la marche vers la guerre", qu'elle associe directement à "la course au profit des capitalistes". Sur ce point, elle affirme : "Refusons de servir de chair à canon pour une guerre qui n'est pas la nôtre. Les seuls à qui nous devons faire la guerre, ce sont les capitalistes."
La conviction que "ce ne sont pas les élections qui changeront nos vies et que tous les grands partis qui nous font des promesses nous mentent." Elle estime que "la seule force qui peut changer les choses, encore une fois, c'est celle des travailleurs lorsqu'ils s'unissent, s'organisent et se battent."
Des mesures concrètes annoncées
Interrogée sur ses premières mesures en cas d'élection, Sandra Chirazi a indiqué qu'elle "arrêtera les subventions de toutes sortes aux grandes entreprises comme Stellantis" et qu'elle "appellera les travailleurs à se réunir et à s'organiser pour mettre leurs employeurs sous contrôle."
Décrivant Rennes comme une ville "inégalitaire, comme le reste du pays et de la planète", elle oppose "les fortunes de Samsic, de Le Duff, de Pinault à "la misère et la galère pour ceux qui créent pourtant toutes les richesses."