"Demi-sec, rosé ou encore à la rhubarbe", la diversité des cidres proposés à la dégustation a su captiver les visiteurs. Un amateur présent au salon a partagé son enthousiasme : "Ce que j'aime, moi, c'est l'audace et le côté artisanal. Et puis d'imaginer, pourquoi pas, de boire du cidre avec un poisson, par exemple."
Un retour aux valeurs naturelles
Après la bière artisanale, le cidre s'impose comme la nouvelle boisson tendance. Les producteurs mettent en avant leur connexion avec la nature et le terroir. Comme l'explique l'un d'entre eux : "On a, de la même manière que les vignerons, mais aussi que tous les paysans qui nous entourent en fait dans nos campagnes, on a ce rapport à la terre, ce rapport à la culture."
La biodiversité des vergers est également un argument de vente important : "Toute cette biodiversité du verger, c'est aujourd'hui quelque chose qui est hyper important aussi dans le choix des consommateurs, c'est aller sur quelque chose de naturel, qualitatif et local."
Une production qui s'étend à toutes les régions
Si la Normandie reste une région emblématique du cidre, la production s'étend désormais à travers toute la France. En Ariège par exemple, un producteur témoigne : "Pour l'instant, je suis un peu le seul producteur à temps plein de cidre en Ariège. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'il y a beaucoup de pommes et qu'on a aussi un patrimoine et une richesse en variété de pommes locales."
Le cidre "vivant" : une méthode distinctive
Ce qui distingue le cidre artisanal dit "vivant" de son équivalent industriel, c'est avant tout la méthode de fabrication. Les producteurs privilégient "peu de filtration, aucune pasteurisation" et une "prise de mousse dite naturelle, c'est-à-dire c'est le cidre lui-même qui va créer ses bulles." L'approche se résume à "le moins d'intervention possible."
Le salon a également accueilli un concours où des productions amateurs ont été jugées "avec la même rigueur que pour les pros", les jurés évaluant "beaucoup à l'émotion qu'on sent aussi, côté intensité, sur l'équilibre."
L'événement, qui a attiré "plusieurs centaines de curieux", s'est conclu par une remise des prix où, fait notable, le grand vainqueur était un producteur breton du pays bigouden, et non un Normand comme on aurait pu s'y attendre.
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