Une première édition prometteuse, mais déficitaire
En juillet 2025, l'association Les Belles Étoiles lançait la première édition de son festival éponyme sur la commune de Pacé, en Ille-et-Vilaine. Sur trois jours, le rendez-vous proposait des têtes d'affiche comme Superbus et Naive New Beaters, accueillies sur un terrain prêté par Thierry Lemarchand, agriculteur local. Emmanuel, président de l'association, rappelle l'ambition initiale : « faire un festival pour sa première édition sur la commune de Passé, de fédérer l'ensemble des Pacéens et de pouvoir faire une journée gratuite le dimanche pour promouvoir la culture. »
Le site, spacieux et convivial, a séduit festivaliers, bénévoles et sponsors. Les retours ont été unanimement positifs sur l'accueil et l'atmosphère. Pourtant, la fréquentation n'a pas atteint les objectifs fixés. Si Superbus a drainé un public important le vendredi soir, le samedi a été nettement plus calme. Au total, l'événement a cumulé 5 500 entrées payantes, insuffisantes pour couvrir les dépenses engagées.
Le bilan financier s'est révélé lourd : un déficit de 110 000 euros sur un budget de 350 000 euros. Emmanuel reconnaît que la situation au lendemain du festival « a été un peu compliquée », tout en nuançant : « les festivals, il en faut trois ans pour rester à l'équilibre. Ces dépenses, on les aura plus dans trois ans. »
Une année 2026 consacrée au remboursement des dettes
Pas de festival en 2026. L'association a préféré concentrer ses efforts sur l'apurement de ses dettes, en négociant des solutions de paiement échelonné avec ses fournisseurs — techniciens, prestataires divers — et en multipliant les actions de financement.
Au programme : des guinguettes régulières organisées au pont de Pacé, une soirée de soutien finalement annulée en raison d'une canicule survenue en pleine période estivale, et une tombola originale. Cette dernière, adossée à deux places de concert pour Céline Dion obtenues grâce à un membre de l'association, a généré 3 500 euros de recettes. « Commencer en plein mois de juillet quand c'est les vacances, c'est un peu compliqué, mais on a fait deux mois et ça nous a ramené quand même 3 500 euros », confie Emmanuel.
Aujourd'hui, l'association a remboursé « un petit peu plus » de la moitié de sa dette, portée par une vingtaine de bénévoles fidèles qui « sont toujours les mêmes à chaque fois, et chacun a son petit rôle bien défini. »
Ce vendredi, la dernière guinguette de la saison
La soirée se tiendra vendredi à partir de 19h au pont de Pacé, pour se terminer vers 23h. Au programme : une buvette, des galettes saucisses et les prestations de deux groupes locaux, qui se produiront à titre bénévole pour cette ultime édition de la saison.
2027 : un retour sur le terrain, en plus modeste
Malgré les difficultés, l'association ne renonce pas à l'idée d'un festival. Emmanuel l'affirme sans ambiguïté : « on ne lâche pas. » Un retour est envisagé dès 2027, dans un format volontairement revu à la baisse. « On va retourner sur le terrain en structurant beaucoup plus petit et sur une petite édition en 2027 pour éventuellement voir plus grand si ça fonctionne en 2028. »
Une stratégie prudente, dictée par l'expérience, et qui témoigne de la volonté du bureau de « payer nos factures » avant tout, selon les propres mots du président.
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