Nouvelle direction à la prison de Vezin-le-Coquet face à des défis majeurs

Nouvelle direction à la prison de Vezin-le-Coquet face à des défis majeurs

Aude Wessebecher, 47 ans, a été officiellement installée ce matin comme nouvelle directrice du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin-le-Coquet. Cette nomination intervient dans un contexte particulier, après l'évasion d'un détenu en novembre dernier lors d'une sortie aux Champs Libres, incident qui avait entraîné le limogeage du précédent directeur.

Article publié le : 27 mars 2026

Thématique : Infos


Un établissement en difficulté

La nouvelle directrice, précédemment à la tête de la prison des femmes de Rennes depuis 2023, fait face à plusieurs défis majeurs. Le premier concerne la surpopulation carcérale : l'établissement accueille actuellement 967 détenus pour seulement 700 lits disponibles.

Lors de sa visite en février, la sénatrice Sylvie Robert avait déjà alerté sur la situation : "On sent un climat de tension et un climat social qui préoccupe." Elle avait également soulevé des problèmes d'accès aux soins, "singulièrement sur le buccodentaire, sur la question aussi psychologique et psychiatrique."

Des missions prioritaires

Parmi les missions confiées à Aude Wessebecher figure la mise en œuvre du plan "zéro téléphone portable". La directrice explique : "La possession de téléphone portable, c'est aussi des familles qui sont mises sous pression. C'est des violences entre personnes détenues, puisqu'on crée des dettes pour pouvoir avoir un téléphone portable ou des stupéfiants."

Elle souhaite également développer des alternatives à l'incarcération : "La peine, ce n'est pas forcément une peine de prison. Donc il faut qu'on continue à proposer, aussi en travaillant avec les avocats, les magistrats, à d'autres alternatives."

Les attentes des syndicats

Les organisations syndicales espèrent de la nouvelle direction une augmentation des effectifs, notamment face à l'évolution du profil des détenus. Un représentant syndical souligne : "Nous accueillons de plus en plus de gros profils liés au narcotrafic sur notre structure. Ces détenus-là, pour nous, devraient être mis au quartier d'isolement plutôt que mis en détention classique au milieu des autres détenus."

Un autre syndicaliste pointe le manque d'encadrement : "On a un manque de 7 officiers, c'est eux qui gèrent les bâtiments. Des fois, on n'a aucun encadrant sur un bâtiment." Si les premiers contacts avec la nouvelle directrice semblent positifs, les attentes sont concrètes : "Ce qu'on espère, c'est des actes de sa part."

La sénatrice Sylvie Robert a d'ores et déjà annoncé son intention de revenir dans quelques mois pour évaluer l'évolution de la situation, notamment concernant l'opération "Zéro Portable".

Article rédigé par

Claire Griot

Journaliste

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