Avant de commencer les travaux, les participants ont reçu des instructions précises sur la technique de plantation. "On plante au niveau du collet, donc on ne vient pas le planter trop profondément", explique un des organisateurs, soulignant l'importance d'une méthode adaptée pour assurer la survie des arbres.
Une stratégie de conservation élaborée
Les châtaigniers plantés ne sont pas ordinaires. Ils ont été spécifiquement sélectionnés pour leur résistance aux maladies qui déciment actuellement les populations de châtaigniers. Ces arbres serviront de porte-greffes et accueilleront ultérieurement des variétés locales.
"On privilégiera la génétique locale, dans une logique de verger conservatoire. L'idée est de multiplier nos variétés locales aujourd'hui présentes sur les vieux châtaigniers mais qui sont eux-mêmes plutôt vieillissants, dépérissants et qu'on souhaite sauvegarder", précise l'un des responsables du projet.
Un soutien institutionnel et citoyen
Cette initiative associative bénéficie du soutien de plusieurs municipalités qui mettent à disposition leurs terrains communaux. Un représentant municipal explique : "On a des terrains qui ont été autrefois plantés en châtaigniers et dans la mesure où ils n'ont plus d'autres usages maintenant qu'ils sont laissés en friche, c'est effectivement intéressant. Si on veut préserver tout de même un arbre emblématique du territoire, il faut effectivement travailler pour le replanter avec des espèces qui résistent aux maladies qui le frappent aujourd'hui."
Les habitants de la région adhèrent également à ce projet collaboratif. Une participante témoigne : "Le but c'est d'avoir des châtaigniers pour tous, de récolter pour toute la commune et de garder des variétés aussi du cru."
Au-delà de cette action ponctuelle, une réflexion est en cours pour développer durablement la filière économique du châtaignier. À Peillac, où se déroule cette opération, il faudra attendre environ dix ans avant que ces jeunes arbres produisent leurs premiers marrons.